Sinds 1996, het jaar dat wij ons huis kochten, horen wij regelmatig verhalen over de uraniummijn bij Lavoine. Van 1955 tot 1980 werd er uranium gedolven. Een aantal mensen uit de streek heeft er zelf nog gewerkt. Het afval van de mijn (1.300.000 ton) werd onder water opgeslagen in een bassin. De natuurlijke loop van de Besbre heeft men om het bassin heen geleid.

Nu gaat het verhaal dat de dam die het water vasthoudt in het bassin poreus begint te worden. Men is er nog niet over uit hoe dit opgelost moet worden. Gaat men het bassin verdiepen en vergroten en de dam repareren of moet al het puin drooggelegd worden en in de oude mijnen ondergebracht worden? Feit is dat er iets moet gebeuren en dat het een kostbare aangelegenheid gaat worden.

Onderzoeksgegevens (in het frans) HIER



L'Allier op zoek naar radio-actief afval

Le figaro du 4 février 2004

Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) : Bezit u mineralen die uit de uraniummijn komen? Kent u wegen, funderingen of andere plaatsen waar afval uit de uranium mijn verwerkt is? Heeft u twijfels over uw eigen huis? Een rare vragenlijst voor de 4.200 huishoudens van Les Bois Noir: de inwoners van Saint-Just-en-Chevalet en Mayet-de-Montagne, ingeklemd tussen de Allier en de Loire, kregen deze lijst in hun brievenbus van de sous-préfectures van Roanne en Vichy.

Doel: het in kaart brengen van het radio-actief afval uit de uraniummijn van Saint-Priest-la-Prugne (Loire) en dat veertig jaar geleden op één of andere manier in de natuur terecht is gekomen.

De exploitanten van de mijn, die van 1960 to 1980 werd geëxploiteerd door de CEA en later door Cogema ­ deelden afvalgesteente gratis uit aan de lokale bevolking die dus radioactief bleken te zijn. Jarenlang gebruikten de lokale bewoners dit puin om hun huizen te bouwen, eigen wegen of funderingen aan te leggen. Zelfs werd het puin gebruikt door de lokale overheid om de wegen aan te leggen.

Dank zij het Collectif des Bois Noirs, bestaande uit lokale bewoners, werden er onderzoeken gestart door Cogema maar ook door onafhankelijke onderzoeksinstanties. "Het heeft acht jaar geduurd om dit voor elkaar te krijgen, bevestigt Georges Duray, voorzitter van de commissie. Eerst spraken wij tegen dovemansoren maar nu is het officieel bewezen dat de uranimmijn van Saint-Priest-la-Prugne een grote impact heeft op de het milieu.»

Op sommige plekken is de radio activiteit tien maal hoger dan normaal, zoals in de zagerij in Lavoine (Allier) die op restmateriaal van de mijn is gebouwd.

...

De bevolking twijfelt tussen gelatenheid en opstand. Weinigen uiten hun mening omdat ze bang zijn voor slechte publiciteit voor hun streek. Ondanks hun zwijgzaamheid zijn de gevoelige plaatsen toch in kaart gebracht. Men moet nu dus beginnen met het verzamelen van de radio actieve resten en vooral een manier bedenken hoe het nu verder moet met de mijn. Volgens onderzoeken heeft de radio activiteit ook invloed op het water, vooral op de Besbre, die door het bassin loopt. (?*)

Maar zelfs nu Saint-Priest-la-Prugne al 24 jaar niet meer geëxploiteerd wordt, ligt er nog steeds een miljoen ton radio actief puin ter plaatse en nog eens 1.3 miloen radio actieve modder in een stortbassin van 18 hectare waarvan men nog steeds niet weet wat men er mee moet...

Isabelle Poncet

Deze enquete vond plaats naar aanleiding van een contra expertise door twee partijen. De COGEMA (de exploitant) en de overheid. Er werd radioactieve straling aangetroffen in het afval dat gebruikt werd om de naastgelegend zagerij te bouwen. Het gevolg was het besluit om te proberen zo veel mogelijk materiaal terug te halen door middel van een oproep aan de bewoners.

 

 


Rechts op de foto is het kanaal goed te zien waarin de Besbre om het bassin wordt heengeleid.


RAPPORT
du Groupe de Travail
"SITES MINIERS D'URANIUM"
La mise en place du groupe de travail a été décidé par la
section radioprotection du CSHPF lors de sa réunion du
23 juin 2003 avec pour objectif de dresser un panorama
de la situation actuelle des sites miniers d’uranium en France.

Pagina 18/19 van dit rapport:

Entièrement situé sur le territoire de la Commune de Saint-Priest-la-Prugne, ce site couvre une superficie de 88 hectares dont 18 hectares de bassin en eau et 3 hectares d'emprise des anciennes installations de traitement. Il a été exploité en mine à ciel ouvert et mine souterraine entre 1955 et 1980. Il comportait une usine de traitement/séparation de minerai en fonctionnement de 1960 à1980. Des affleurements ont été exploités depuis des terrains annexes situés à l’extérieur du périmètre principal du site. Des résidus de traitement de minerai (environ 1 300 000 tonnes) sont stockés sous eau, derrière un barrage du type " digue homogène en terre ", implanté sur la Besbre dont le cours a été dévié par un canal. Une partie des résidus a été réutilisée pour remblayer les travaux miniers souterrains.

'Het restgesteente (ongeveer 1.300.000 ton) zijn onder water opgeslagen, achter een stuwdam van aarde, in de Besbre geplaatst waarvan de loop werd omgeleid door een kanaal' (vert.DB)

En 1980, l'exploitation a été mise à l'arrêt. Après sa cessation d’activité, le site est un moment
envisagé pour accueillir un centre de stockage de déchets nucléaires destiné à remplacer le
centre de stockage de la Manche en passe d’arriver à saturation. C'est à cette occasion que le
Collectif des Bois-Noirs s'est constitué. Il a d'abord réclamé un bilan radiologique de la
Besbre (réalisé en 1985 avec des crédits du ministère de l'Environnement et sous l'égide d'un
comité scientifique piloté par les Préfets de la Loire et de l'Allier). Le Collectif avait aussi
réclamé un bilan du site et un plan de suivi de l’exposition radiologique des populations.
En 1989, les infrastructures des installations de traitement (usine SIMO) ont été cédées à la
commune de Saint-Priest après déséquipement et une première opération de décontamination.
Elles faisaient et font toujours l’objet de restrictions d’utilisation.
En 1991, le rapport Desgraupes 8 faisait un premier état des lieux des sites de stockages de
résidus miniers. Il fut suivi par le rapport Barthélémy - Combes reprenant chaque site pour en
donner les caractéristiques et surtout un constat des travaux à envisager à plus ou moins long-terme.
En 1996, suite au dernier rapport, COGEMA suggéra de transférer les résidus de traitement
entreposés derrière la digue dans la mine à ciel ouvert. Le collectif et les élus sont alors
intervenus pour que ce transfert ne se fasse pas selon les modalités COGEMA. Ils avaient, de
nouveau, réclamé une étude radioécologique du site, une étude hydrogéologique et une
révision du suivi COGEMA.
De son côté, faute d’avoir pu trouver de solution de reconversion satisfaisante, la commune a
récemment exprimé le souhait de démolir les installations de traitement cédées par COGEMA
en 1989. Une procédure administrative est actuellement en cours en vue de procéder au
stockage des produits de démolition dans la mine à ciel ouvert. L’opération qui devra en
particulier tenir compte de la contamination résiduelle des bâtiments sera effectuée et prise en
charge financièrement par COGEMA.
L’autorisation du stockage des déchets de démolition de l’usine sera l’occasion de régulariser
la situation administrative du site : à l’issue de la procédure en cours, le stockage des déchets
de déconstruction de l’usine mais également le stockage de résidus feront l’objet d’un arrêté
préfectoral pris en application de la réglementation installation classée (cf. chapitre III-1).
Même si cette réglementation était de fait applicable et appliquée, les installations concernées
étaient jusqu’alors couvertes par un arrêté minier en tant que dépendances de mine.

La double expertise radiologique

En juin 1998, suite fut donnée aux demandes de la Mairie de Saint-Priest-la-Prugne et du
Collectif Bois-Noirs. Madame la Ministre de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement et Monsieur le Secrétaire d’État à l’Industrie ont donné un avis favorable à
l’expertise radioécologique du site COGEMA. Sur proposition de Monsieur le Préfet de la
Loire, deux études de la situation radioécologique du site COGEMA des Bois-Noirs-Limouzat
ont donc été réalisées en parallèle, l’une financée par les collectivités locales
confiée à la CRIIRAD, l’autre pour le compte de l’Etat et financé par COGEMA confiée à
SUBATECH après appel d’offre.
La bonne exécution de l'expertise a été suivie par un Comité de Suivi Scientifique et
Technique (CSST) comprenant des représentants de l’État et de la Collectivité de Saint-Priest-la-
Prugne accompagnés d’experts. Les deux études ainsi encadrées se sont déroulées de
décembre 2000 à mars 2002 (sur le terrain). Elles ont donné lieu à la publication fin 2003
d’une note de synthèse largement diffusée (notamment via le site Internet de la DRIRE
Rhône-Alpes) et d’une réunion publique fin janvier 2004 à Saint-Priest-la-Prugne.
Il se dégage des études que les mesures réalisées par l’exploitant sont cohérentes avec celles
effectuées par les deux laboratoires. Des conclusions sont cependant formulées afin
d’améliorer le programme de surveillance de l’environnement mis en oeuvre par COGEMA
sur le site et les sites annexes (Gadaillères, BN2). Ces recommandations portent notamment
sur la prise en compte de tous les impacts ponctuels liés au réemploi de stériles ou de remblais
miniers y compris ceux consécutifs à l’utilisation ou fréquentation effective de certains lieux
(cas du Moulin Poyet).
Pour ce qui concerne le réemploi de stériles, les mesures réalisées à proximité du site ont
conduit à mettre en évidence une teneur importante en radioactivité naturelle dans des
remblais utilisés comme soubassements d’une scierie. Des concentrations en radon de l’ordre
de 10 000 Bq/m 3 ont été mesurées dans un local fermé de l’entreprise. Cette découverte a
conduit à proposer la reprise des matériaux concernés. L’opération, à la charge de COGEMA,
a été effectuée en 2003.
Cet exemple de contamination en radon conduit à s’interroger sur l’impact diffus lié à la
dispersion de remblais actifs. Celui-ci ne peut être a priori négligé et peut éventuellement
conduire à des niveaux d’exposition significatifs.
Plusieurs autres anomalies radiamétriques probablement imputables à une réutilisation de
stériles miniers ont été identifiées à l’occasion des études. Afin de compléter cette
information, un questionnaire a été rédigé et diffusé aux populations avoisinantes. Il est prévu
de compléter et valider cet inventaire par des campagnes de mesures radiamétriques adaptées,
et le cas échéant par des mesures de radon dans les locaux suspectés. Une cartographie
radiologique (chemins et plates-formes remblayés essentiellement, berges accessibles) dont le
périmètre reste à déterminer en fonction des informations précitées devrait être également
effectuée dans un rayon de 3 kilomètres autour du site minier et de 1 kilomètre autour du site
annexe des Gadaillères. En fonction de la nature et de l’ampleur des contaminations mises en
évidence, une intervention pourra être demandée à COGEMA par les autorités
administratives.
La commission locale d’information et de suivi dont le préfet de la Loire vient de décider la
mise en place sur le site devrait être étroitement impliquée dans le suivi des actions
mentionnées ci-dessus.

La réalisation de la double expertise radioécologique constitue un exemple intéressant d’implication des différentes parties prenantes. Elle a conduit à une analyse partagée de la situation et à des propositions d’amélioration concrètes. L'action des élus et de la population a permis l’établissement d’un dialogue entre les différents acteurs et contribué à améliorer le suivi du site.


8. rapport de la commission d’examen des dépôts de matières radioactives à MM. le Ministre de l’environnement, le Ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur, le Ministre délégué à la santé, de juillet 1991 9. La digue de stériles et les résidus qu’elle retient ainsi que l’ensemble des installations d’exploitation minière sont encadrés par un arrêté préfectoral pris au titre du Code minier. Cet arrêté impose au dernier exploitant, COGEMA, des prescriptions relatives au suivi du site (eaux et air). Ce choix réglementaire, consistant à encadrer le stockage de résidus sur une base code minier plutôt qu’installations classées, s’explique par le fait que l’activité de dépôt a débuté bien avant que n’entre en application la Loi de 1976. Avant 1976, c’était la loi du 19 décembre 1917 relative aux établissements dangereux, insalubres ou incommodes qui encadrait les activités sources de risque ou de nuisance. Cette précédente loi ne s’appliquait cependant qu’aux établissements industriels et commerciaux et ne concernait donc pas le Commissariat à l’Energie Atomique, premier exploitant du site. Indépendamment du fondement des actes administratifs précédents, la réglementation IC reste applicable de fait dés lors que les activités concernées entrent dans le champ de la nomenclature.

Meer bronnen:

http://resosol.org/Gazette/2005/221222_p17.html